La météo du marché du fruits et légumes. Période de Pâques

Chaque année, la période de Pâques est soumise à de grosses tensions tarifaires et coïncide également avec le début de la fin des importations de certains produits et le début de démarrage timide de la production locale.

Cette jonction est marquée de volatilités de prix.

C’est ainsi que cette semaine, le “Comptoir des restaurateurs” note une flambée en prix des tomates. Cela est principalement dû à la faiblesse de l’offre à cause du creux de production en Espagne et à la baisse des volumes en provenance du Maroc.

Il faut aussi noter qu’en France cette année, les surfaces dédiées à la culture de la tomate traditionnelle ont été réduites au profit des tomates de segmentation qui sont généralement vendues plus chères. Cette année, on risque de subir des prix chers que les années précédentes.  

 

A l’inverse des tomates, le marché du concombre et de la courgette est bien approvisionné en produits issus des cultures sous abri en France contrairement à celle de l’Espagne toujours en souffrance.

Quant aux poivrons, la reprise se fait timidement, d’où les légères baisses à partir de cette semaine.

 

En fraise française, tension sur les prix en gariguette (produit phare) à cause de Pâques avec une forte demande.

En production import(Espagne), offre solide face à une consommation en hausse grâce à une météo favorable.

La framboise ne fait pas exception des tensions dues à la période de Pâques.

 

Concernant le melon, notamment Charentais, l’offre sera plus présente vers fin avril. Seules les origines de Dakhla(Maroc) sont présentes sur le marché depuis mars. Celles de Marrakech accuse du retard.

Les seules alternatives restent le Sénégal et les Antilles.

 

En produits exotiques, comme annoncé les semaines passées, les soucis d’approvisionnement s’accumulent toujours.

En ananas, seuls 50% des volumes attendus sont présents sur le marché : GROSSE TENSION SUR LES COURS comme on peut le voir depuis plus d’un mois.

 

La situation de l’avocat ne cesse de s’empirer, grosse volatilité de prix comme déjà annoncé semaine 13.

 

En mangue, creux de production entre le Pérou et la Cote d’Ivoire. Les prix restent toujours fermes.

 

En ce qui concerne le citron vert, absence quasi-totale de la production mexicaine. Le Brésil, censé prendre la main, est soumis aussi à des intempéries : pas de volume et pas de qualité aussi.